lundi 7 janvier 2019

Fond noir et éclairage

Hey ! Bonne année à tous !
Comment allez-vous ? Les fêtes se sont bien passées ?
Pour ma part, ça s'est très bien passé, et j'ai pu souffler un peu. Je trouve enfin le temps de revenir un peu par ici et de m'occuper de mes poupées. J'avais plein d'idées de créations et de photos à réaliser pour et avec elles, mais le temps me faisait cruellement défaut ... Enfin, après Noël, j'ai trouvé un peu de temps pour prendre des photos, et j'en ai profité pour tester les éclairages et le mini studio photo dont une amie de ma mère s'est séparée il y a quelques temps. J'ai donc pris ma petite Anastasia, et j'ai testé différentes façons de prendre les photos, et surtout différentes manières d'éclairer la scène, en fonction de l'ambiance que je voulais obtenir. Je dois dire qu'avant de commencer, j'étais un peu rebutée face à l'utilisation d'éclairages artificiels, surtout parce que j'ai l'habitude de travailler sans flash et que, quand je décide de l'utiliser, le résultat est horrible car je ne le maîtrise pas du tout. Mais j'ai par contre beaucoup aimé travailler avec les lampes qui accompagnent le mini studio, et je trouve que c'est vraiment chouette de pouvoir contrôler la lumière à sa guise !

Lueur d'espoir
Alors du coup, cet article est illustré de quelques photos sans réels liens entre elles et qui ont plus de sens présentées seules, mais je ne voualit pas faire un article par photo, alors je les mets toutes ici.
J'en profite également pour glisser un petit texte en lien avec l'histoire d'Anastasia et la photo ci-dessus. Pour l'instant, le sens pourra sembler un peu flou, mais j'espère qu'il s'éclaircira à mesure que je vous dévoilerai l'histoire de la puce.
Il faisait si noir. Depuis qu'elle était là, rien d'autre qu'une pénombre glacée ne l'entourait. Elle était seule, ne savait pas où elle allait, ni ce qu'elle faisait. Pourtant, autour d'elle, du monde, il y en avait. Tous ces gens pressés qui passaient sans la voir, la bousculaient sans s'excuser. Dans cette marée humaine en pleine tempête, elle était invisible. Ballottée dans tous les sens par ces flots déchaînés, elle perdait l'équilibre. Tentait de se relever, retombait.
Titubante, elle préférait s'éloigner un peu. Assise un ras des bâtiments, les genoux serrés contre sa poitrine, elle voyait passer tous ces visages anonymes pour qui elle s'effaçait peu à peu. Elle n'était pour eux qu'une ombre aperçue du coin de l’œil, disparue après un battement de cils. Et pourtant, une lumière était venue la réchauffer. Elle avait piqué sa rétine, et la petite fille avait cru que son imagination lui jouait des tours, qu'elle allait se réveiller seule de nouveau, dans le noir. Mais la lumière n'avait pas faiblit. Elle lui avait tendu la main, l'invitant à quitter les ombres qui l'entouraient. La fillette avait hésité, ça lui semblait si bizarre ! Elle avait alors tendu ses petits doigts vers l'autre, qui les avait attrapés doucement. Elle s'était agrippée de toute ses forces à cette main tendue, de peur qu'elle s'évanouisse. Mais elle n'avait rien à craindre. Cette lumière qui était venue la trouver ne pouvait plus la lâcher.

Dans la lune
La photo ci-contre a été plus compliquée à réaliser. D'abord, parce qu'il m'a été très difficile de faire tenir le prisme dans cette position, et ensuite parce que j'ai eu du mal à faire la mise au point où je voulais. Au passage, c'est parfaitement normal si son oeil apparaît flou, c'est voulu. Pour cette photo, je voulais que Anastasia ait l'air de fixer la lune, ou les étoiles, enfin qu'elle regarde au loin, un endroit qu'on ne peut pas voir à l'oeil nu, qui exerce un attrait puissant sur l'imaginaire, une espèce de pays de songes. Le prisme m'est alors apparu comme le meilleur moyen de "viser" cet imaginaire, car placé ainsi, il fait office de télescope, et sa forme et sa matière provoquent des jeux de lumière qui, à mon avis, sont tout à fait adaptés à l'évocation d'un monde imaginaire. Pour une fois, j'ai essayé de travaillé autant sur le visuel de la photo que sur ce qu'elle évoque. Je voulais tenter, malgré l'utilisation d'un fond très dépouillé, de réaliser une image qui soit capable de faire voyager, sans pour autant suggérer explicitement ce voyage. Je ne sais pas trop si vous allez pouvoir le ressentir comme tel, mais n'hésitez pas à me dire ce que vous ressentez par rapport à cette photo, et aussi par rapport aux autres clichés de l'article.
Voir double
La photo ci-dessus, elle, est un peu différente. Grâce au prisme, placé comme sur la photo précédente, je voulais, en zoomant sur l'oeil visible à travers celui-ci, jouer sur la perception. Ainsi j'ai travaillé, directement à la prise de vue, sur le dédoublement de l'image opéré par le prisme, qui dépend de l'angle avec lequel on l'observe. Le résultat est un peu particulier, mais je l'aime beaucoup. Néanmoins, je ne sais pas si vous allez vraiment l'apprécier. Enfin peu importe, en tout cas je me suis bien amusée e, réalisant ces photos, et j'ai très envie de recommencer !

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui. J'ai aussi des photos de Pullip qui sont prêtes, je les posterai sûrement ce week-end ou en début de semaine prochaine.
Bisous !


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